Le champion du monde, Lorenzo Finn, succède à Paul Seixas avec lequel il soutient immanquablement la comparaison. Surtout, il incarne l’avenir du cyclisme italien en manque d’un champion et qui n’a plus gagné de Grand Tour depuis Vincenzo Nibali. Et cela faisait 53 ans, depuis Gian-Battista Baronchelli, qu’un Italien n’avait plus gagné le Tour de l’Avenir…
Lorenzo Finn voulait donner de l’éclat à son Maillot jaune. Déjà supérieur lors de l’étape disputée sur le mode « cronoscalata », il a triomphé au final comme attendu – par les Italiens plus encore – dans le décor grandiose du Lago Serru au cœur du parc du Gran Paradiso.
L’Italien de l’équipe Redbull Bora Rookies s’est élevé au dessus du lot, ce qu’il avait déjà suggéré dès la première étape, en Normandie, où il avait provoqué l’essentiel de la première sélection. Sa prestation en montagne a été à la hauteur, à la fois de son talent indéniable, et des espoirs qu’il suscite légitimement. A dix neuf ans et huit mois le coureur originaire de Gênes, en Ligurie, possède un palmarès XXL. A ses titres mondiaux (juniors en 2024, puis espoirs), il ajoute cette année un doublé signifiant sur les deux principales épreuves par étapes de référence : Giro espoirs et Tour de l’Avenir !
L’ultime étape piémontaise n’a fait qu’entériner le podium final où Lorenzo Mark Finn (son double prénom souligne son ascendance paternelle anglaise) était bien entouré de deux Belges, Niels Driesen (Lotto Intermarché) et Matteo Van Huffel (Picnic Post NL).
L’Italien cumule Maillot jaune LCL, maillot de meilleur grimpeur Alden et maillot blanc de meilleur jeune parrainné par La Haute Tarentaise-Vanoise. Le maillot vert du classement par points Suntec/Biofioul revient à un autre italien, Thomas Capra (Bahrein Victorious Developpement).
Le classement par équipes est remporté par la formation Decathlon – CMA CGM.


