La première étape avait déjà fait du grabuge et creusé des écarts en Normandie, la deuxième pour relier le Perche à Amboise en val de Loire a fait du dégât encore mais dans un autre genre.
Une chute conséquente s’est produite à 35 km environ de l’arrivée, alors que le peloton était justement en train de se sectionner sous l’effet des bordures favorisées par le vent de côté. Une bonne centaine de mètres séparaient alors les deux principaux groupes, mais le nombre des coureurs impliqués dans la chute, dont certains ont été contraints à l’abandon, décidait le jury à neutraliser la course durant une vingtaine de minutes. Le peloton reformé repartait groupé, en revanche, étant donné que l’incident était survenu dans une phase décisive de la course, les temps pour le classement général étaient gelés à partir des dix derniers kilomètres.
Cela n’empêchait pas un peloton très fourni de se disputer la victoire d’étape sur un sprint massif. L’occasion pour l’équipe Lotto-Wanty Développement de réussir la passe de deux puisque cette fois le Néerlandais Keije Solen imitait son équipier belge Niels Driesen, vainqueur la veille. Celui-ci a néanmoins cédé le Maillot jaune au Norvégien Kasper Haugland, à l’addition des places, puisque les trois attaquants du premier jour, parmi lesquels le champion du monde Lorenzo Finn, sont toujours dans le même temps.
La 3e étape, entre Vierzon (Cher) et Saint-Vallier (Saône-et-Loire), revêt un caractère particulier en raison de sa longueur : km, une distance quasi inédite dans le cadre d’une course espoirs, et même inusitée de nos jours sur le Tour de France. Si la montagne jouera comme d’habitude son rôle ultime sur le Tour de l’Avenir, la séquence de plaine n’aura en tout état de cause pas été anodine.


