De la plage de Ouistreham, premier théâtre des opérations du débarquement de 1944, jusqu’aux abords d’Argentan où les Alliés effectuèrent leur jonction pour encercler une grande partie de l’armée allemande, la première étape du Tour de l’Avenir était une splendide évocation de la bataille de Normandie.
Et la bataille a fait rage aussi dans le peloton, sous les averses intermittentes, et sur les reliefs du pays d’Auge dont la difficulté a encore été accentuée par le vent.
Résultat, c’est un peloton arrivé en pièces détachées qui s’est présenté à Argentan, d’autant qu’une chute à l’orée du circuit final a achevé de compliquer la situation, pour beaucoup irrémédiable. Parmi les malchanceux, le Français Aubin Sparfel, espoir de Décathlon – CMA CGM, a été assez sérieusement touché alors qu’il pouvait prétendre, dans ces conditions difficiles, à confirmer ses qualités.
En revanche, cette rude mise en jambes a donné une option déjà très sérieuse en faveur du trio d’attaquants qui a émergé du premier peloton de vingt-cinq coureurs parvenus en tête à l’entame des deux tours de circuit (19,4 km). Ce groupe ne cessa de se déchiqueter, notamment sous l’effet de la côte de Crennes, et le Belge de Lotto-Wanty Developpement Niels Driesen disposait à l’arrivée de ses deux derniers compagnons, le Norvégien Haugland (Decathlon – CMA CGM) et l’Italien Lorenzo Mark Finn, actuel champion du monde espoirs (déjà titré chez les juniors en 2024) et considéré comme un favori logique pour la victoire finale après son succès lors du Tour d’Italie espoirs cette année. Un pedigree qui le désigne comme un potentiel successeur de Paul Seixas au palmarès du Tour de l’Avenir dont il s’était classé 4e l’an dernier.
Cela étant, ses compagnons d’échappée ont également de belles références puisque le Norvégien Haugland est lauréat d’une étape de ce Tour d’Italie espoirs alors que le vainqueur du jour, Niels Driesen, a remporté la réputée Ronde de l’Isard et une étape du Tour du Val d’Aoste, autant dire que lui aussi est un bon grimpeur qui a pris position.
Les sprinteurs, qui n’ont pas eu voix au chapitre, comptent bien prendre leur revanche sur la 2e étape parfaitement dans leurs cordes entre Nogent-le-Rotrou et Amboise (116,3 km).


